Construction d’une HotWife

Cela fait maintenant 3 mois que Sébastien et moi avons joué carte sur table. Je comprends ses pensées, ses sages séductions envers les autres femmes. Il sait que j’ai pu ressentir certaines choses presque sexuelles pour ces deux parents d’élèves. Nous concluons tous les deux, avec humour, que je ne suis pas bannie à tout jamais des plaisirs de la chaire. Nous en rigolons mais moi, je suis réellement rassurée au fond de moi.

Quelle est l’étape d’après ?

Dans l’article précédent, je m’improvise sexologue, alors que je n’ai aucune compétence en la matière. Ce n’est ni plus ni moins qu’une sorte de méthode que je me suis construite toute seule pour me découvrir, et découvrir le sexe, à ma façon.

Alors je mets en œuvre ce plan, et en quelques mois, j’observe déjà des effets positifs.

J’apprends à aimer mon corps. Je fais du sport pour raffermir mes fesses, modeler mes bras, affiner ma taille. Je me maquille différemment, je m’habille différemment. Mes tenues ne sont pas forcément sexy, mais elles sont tendances et distinguées je trouve. Je suis heureuse parce que j’aime ce que je deviens. En bonus, les réactions ne se font pas attendre : les hommes ne cherchent pas à me baiser, ils cherchent à me séduire. J’imaginais des approches lourdes et graveleuses, mais au contraire, je découvre un comportement beaucoup plus subtil que les clichés que j’avais en tête.

J’apprends à aimer mes pensées. Bien que je sois souvent rattrapée par mes vieux réflexes : « pourquoi je pense à ça, c’est ridicule » ; je me reprends systématiquement, comme une bonne élève, en m’autorisant à creuser l’idée, à trouver ce qui n’est pas ridicule dans mes pensées, à admettre que ces pensées ne viennent pas par hasard.

Paradoxalement, le plus difficile c’est quand je suis confrontée au regard de Sébastien. Il adore me voir évoluer doucement, et se laisse surprendre par les changements que je m’offre, que je lui offre. Il est encore le seul à profiter de cela. Dans nos discussions, je me surprends à être pudique, comme si je n’osais pas avouer que j’avais envie de lui. Il n’a jamais connu ça, et il est toujours avec moi. De ce fait, si je change trop mon comportement, peut être que je mets en péril notre couple !

Non Cécile ! Non non et non ! Sébastien n’attend que ça, alors montre lui bon sang !!

Je m’autorise enfin à lui dire que j’ai envie qu’il m’embrasse, avec la langue en plus ! Je lui dis que j’ai envie qu’il pose ses mains sur moi. Je lui avoue que j’ai envie de lui sauvagement, ou tendrement. Avec le temps, je lui raconte aussi que j’ai été regardée, abordée. Avec encore plus de temps, moi-même je me surprends à regarder d’autres hommes, et je le fais savoir à mon mari.

Les semaines et les mois passent, et lorsque je prends de la hauteur sur mon évolution, j’en ai presque le vertige. C’est un peu comme si je travaillais dans une grande entreprise, au plus bas de l’échelle depuis 15 ans, et que je gravissais tous les échelons pour devenir la Directrice Générale, en quelques mois ! Je me sens puissante et pilote de ma vie. C’est agréable.

Sébastien me surprend. Il n’est pas jaloux, il est excité de me voir m’épanouir. Il n’a qu’une exigence, être au courant des regards que j’échange avec les hommes. Je n’ai jamais aucune intention de le tromper. Au contraire c’est notre « jeu », et on adore ça. Pour moi, cela devient normal, et pour lui c’est une prise de conscience régulière : Je le choisi lui, pas un autre.

Dans le cadre de mon travail, je suis concentrée sur mon métier de professeure, et les occasions de croiser des regards sont moins nombreuses bien sûr. Mais je vois toujours des parents d’élèves, et différents intervenants, qui parfois me plaisent.

En parlant d’intervenant justement, il faut que je te parle de Pierre.

Pierre est un animateur de contes animés. Je le rencontre lors d’une sortie scolaire, et immédiatement je le trouve très charmant, et plutôt beau. C’est un littéraire, il sait utiliser les mots. Je me dis rapidement que c’est une nouvelle anecdote à raconter à Sébastien : L’animateur est pas mal du tout, et je sens comme une réciprocité dans son regard. J’en ai rapidement la confirmation : Il demande aux enfants assis devant lui, si nous avons déjà étudier le conte qu’il s’apprête à mettre en vie, et s’ils ont aimé ce conte. Les enfants crient un « Ouiiii » que Pierre attendait, bien sûr. Il leur répond qu’il en est heureux et ajoute, en souriant : « En plus, raconté par une si jolie maitresse… ». Ma collègue me regarde avec de grands yeux ronds dans un premier temps, et manque de laisser exploser un fou rire taquin, tant la réflexion était inattendue. Évidemment, les enfants embrayent en huant… Voilà comment semer le chaos dans un groupe classe agité, merci Pierre.

A ce moment-là, je rougis, je suis gênée, je me demande comment faire revenir le calme et comment va se poursuivre cette sortie pédagogique ! Je ne rigole pas du tout.

Dans un second temps, je suis déçue. Il y a plus subtil comme approche, surtout devant des enfants.

A la fin de sa prestation, je ne manque pas de lui faire savoir que c’était « moyen » dans un cadre professionnel. Amusé, il présente malgré tout ses excuses. Je ne peux m’empêcher de sourire comme une idiote. Pierre sait qu’on est amené à se revoir pour d’autres prestations de ce type. Il est même envisagé qu’il intervienne en classe pour des ateliers de littérature. Le sujet s’oriente donc vers la suite de notre collaboration. Il m’explique qu’il détient les coordonnées de la directrice de l’école, mais que pour plus d’efficacité il me demande mon numéro.

Pour moi, il prend mon numéro uniquement dans un but professionnel. Oui, il est joueur, ça se voit, mais à aucun moment j’anticipe le fait qu’il a autre chose en tête. Ce n’est qu’à 17h, une fois que nous sommes rentrés, et que les enfants ont retrouvés leurs parents que je reçois un SMS.

« Re bonjour, c’est Pierre. Encore désolé pour tout à l’heure, pour t’avoir contrariée »

Je me dis qu’il a pris au sérieux ma remarque, j’apprécie qu’il confirme ses excuses. Je lui réponds :

« Pas de souci, je ne t’en veux pas. Devant les enfants, il faut rester professionnel, j’ai été surprise surtout, A bientôt. Cécile »

Je n’attends aucune réponse, mais à peine quelques secondes plus tard, mon téléphone retentit de nouveau :

« Tu as tout à fait raison ! Mais puisqu’à cette heure-ci les enfants sont partis, je peux te confirmer qu’ils ont une très jolie maitresse ! »

Le culot du type ! Je me retrouve estomaquée devant ce message, en train de sourire. Il a de l’aplomb quand même, non ? Il revient à la charge, mais cette fois ça me fait vraiment plaisir !

Je ne veux pas qu’il prenne confiance alors je réponds uniquement :

« Incorrigible ! »

Quand je raconte ça à Sébastien, avec le sourire aux lèvres, je ressens une certaine excitation. Lui aussi. J’ai apprécié cette rencontre, Sébastien apprécie que je plaise. On se demande tous les deux comment je dois réagir la prochaine fois que je le verrai, ou s’il me recontacte par SMS. Cette question en amène une seconde : Est-ce que je dois entrer dans une sorte de « relation » avec lui ? Une relation par message ? Et forcément nous sommes amenés à parler des limites que nous nous imposons ! Je sens que nous nous emballons et qu’il n’y aura peut-être jamais de suite à cet épisode.

Nous concluons donc en nous disant que ce genre d’anecdote est sympa, et que c’est excitant. J’en profite pour lui en reparler le soir même, lorsque nous faisons l’amour, ce qui provoque dans nos ébats une dimension particulière :

« Tu crois qu’il m’a imaginé nue ? »

« Tu crois qu’il sait que je suis une salope au lit ? »

Sébastien ne se fait pas prier pour entrer dans le jeu :

« Bien sûr qu’il t’a imaginé nue. Je suis sûr qu’il veut que tu sois salope avec lui »

Nous avons un orgasme ensemble, et nous nous retrouvons essoufflés, côte à côte dans le lit. C’est alors que je prends la mesure du chemin que j’ai parcouru. Pour la première fois j’ai hâte de me découvrir encore, de savoir jusqu’où nous iront Sébastien et moi. Je ne ressens pas de pression, je n’ai aucun objectif. J’ai juste envie de savoir ce que l’avenir nous réserve. Je suis épanouie.

Le lendemain, je reçois un nouveau message de Pierre.

« Bonjour jolie maitresse »

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