Le premier défi

Lorsque Pierre me propose un défi, je ne réponds pas tout de suite. Nous discutons depuis 2 jours à peine et j’aime beaucoup ça, mais tout s’emballe un peu vite à mon goût. Sébastien est du même avis que moi, il adore savoir qu’on me drague, mais ne sachant pas ce que Pierre à derrière la tête, il préfère que nous maintenions ce niveau de discussion.

Pierre me parle d’un défi, mais que veut-il dire ? Est-ce que ça m’implique moi ? Est-ce qu’il fait partie du défi ? Ça ne sert à rien de chercher, puisqu’il n’a rien dit de plus. Je lui ai répondu que je n’étais pas très audacieuse, et à force de tourner autour du pot, il n’a pas insisté, nous avons changé de sujet.

Je poursuis donc mes discussions avec Pierre, c’est toujours aussi rafraichissant et stimulant. Au fil des messages, en parlant parfois de nos métiers, je comprends qu’il interviendra bientôt dans mon école, deux jours par semaine, et que cette intervention peut durer quelques temps.

A cette annonce, il semble évident que je ne vais pas pouvoir me cacher encore longtemps derrière mon téléphone. Je me rends compte aussi que je me suis beaucoup livrée, avec pour conséquence un autre regard qu’il posera sur moi.

J’ai dit à un inconnu que j’aime la lingerie, me faire draguer, j’aime être au-dessus pendant l’amour, en me faisant pénétrer avec un doigt dans les fesses.

Une seconde étape est sur le point de débuter : rencontrer cette même personne en sachant qu’elle a mes confidences en tête. Ça m’effraie un peu mais j’ai ces petits papillons dans le ventre en y pensant.

Cet aspect ne provoque pas grand émoi chez Sébastien. Il mesure ça depuis le début. Il sait que je suis amené à voir Pierre dans le cadre du travail. Nous discutons souvent de la conduite à tenir, la gestion du stress, et la découverte des sensations ressenties. Je suis en confiance uniquement grâce à mon mari, et c’est très plaisant.

Cela fait maintenant 2 semaines que j’ai entamé ce jeu de séduction avec mon intervenant en littérature préféré, et Sébastien pense qu’il est temps de découvrir en quoi le défi de Pierre consistait. Ça n’engage à rien de lui demander.

Je prépare mon SMS le lendemain, et je lui envoie :

« Il y a quelques jours, tu me parlais d’un défi… »

Il ne tarde pas à me répondre :

« Tu te sens audacieuse maintenant ? »

Il ne faut pas qu’il me taquine, je suis capable de changer à nouveau de sujet :

« Ne te moque pas de moi, et dis-moi ce que tu avais en tête »

Il revient sur notre première conversation concernant la lingerie, et sur le fait que je trouvais très excitante la démarche de ne pas mettre de sous-vêtement.

« Le défi, ça serait ça, que tu ne portes pas de culotte »

Je fais la maline en répondant :

« Je ne porte que des strings »

Il se corrige :

« Alors pas de string »

Pourquoi propose-t-il ça ? Je ne comprends pas bien où il veut en venir. Je trouve ça excitant certes mais dans 95% de ma journée sans string, je ne serai ni excitée, ni à l’aise. Alors je tente d’en savoir plus, puisque visiblement, il veut que je le questionne :

« Oui, mais où et quand, et je ne comprends pas l’intérêt »

Il m’explique :

« Demain, ou quand tu veux, tu mettras une robe, ni trop longue, ni trop courte, et à un moment de la journée, que tu choisiras aussi, tu enlèveras discrètement ton string. Personne ne le saura, sauf toi. Et te devras interagir avec les gens de ton entourage, qui ne sauront pas que tu es nue sous ta robe »

A la lecture de cette consigne, je ne sais pas trop quoi penser.Je suis étonnée de ne pas être émoustillée par cette conversation. Je m’attendais à quelque chose de plus dingue. Je ne savais pas à quoi m’attendre exactement, mais je pense qu’inconsciemment j’envisageais des choses beaucoup plus surprenantes.

Malgré mon ressenti en demi-teinte, je lui réponds :

« C’est un défi facile ça, mais je ne sais pas si je serai gênée ou excitée »

En tapotant ce message, j’avais la réponse : je serai plus gênée qu’autre chose. Mais Pierre reste droit dans ces bottes :

« Tu seras gênée au début mais après quelques minutes, peut être que tu seras excitée ! »

Il faut que j’en parle à Sébastien avant de me positionner, évidemment. Alors je lui confirme que je vais y réfléchir. Il conclu en me disant qu’il est heureux que je sois revenue vers lui pour en reparler.

Sébastien est motivé. Il trouve ça génial, et l’idée que je déambule quelque part sans culotte sous ma robe lui plait. A la maison, il s’en fou, mais en extérieur, il trouve que ça ajoute quelque chose d’excitant quand même. Moi, mine de rien, je me fais à l’idée, cette expérience peut être rigolote.

Je décide de relever le défi. Et ça se passera à l’heure de sortie de classe. J’imagine déjà quels parents d’élèves je vais croiser à ce moment-là.

Sébastien me demande si ce soir, je peux mettre la robe que je compte porter le lendemain, et ne pas mettre de sous vêtement. Une fois les enfants couchés, je choisis une robe légère assez peu adaptée à la vie d’une prof, puis je rejoins Sébastien et je m’assois sur lui et face à lui, dans le canapé. Nos ébats ajoutent une autre dimension à ce défi. La rapidité avec laquelle je jouis m’étonne. Peut être que la situation m’excite…

Nous sommes le lendemain matin, et j’écris à Pierre :

« Je porte une robe aujourd’hui. Et jusque 16h20, je porte un string… »

Il me répond une heure plus tard :

« Waouh, défi accepté et en cours de réalisation, comment tu te sens ? »

La vérité c’est qu’une journée de travail m’attend et je reste concentrée sur mon métier. Lorsque j’ai écrit le message je n’étais pas excitée, mais j’étais dans le jeu. Là, je suis dans mon travail, mais un peu impatiente d’être à ce soir quand même. Je pianote mon téléphone :

« Je te dirai ça à 16h45, lorsque je porterai à nouveau absolument tous mes vêtements »

Et la journée passe, sans vraiment penser à l’expérience qui m’attend.

16h20. En regardant ma montre, mon ventre se noue un peu. Je m’éclipse quelque secondes dans une classe vide adjacente, et j’enlève rapidement mon précieux petit bout de tissu. Je le serre fort dans la main, en boule, pour m’éviter les potentielles remarques gênantes d’élèves qui n’hésiteraient pas à hurler que la maitresse tient sa culotte dans les mains. Je me sens irresponsable à ce moment-là, mais audacieuse. En retrouvant mon bureau à la hâte, je fourre l’objet du délit au fond de mon sac à main.

16h25. La classe s’agite, les élèves vivent chaque fin de journée comme une libération. Je rappelle, comme chaque jour, ce qu’il ne faut pas oublier pour faire son cartable. Je reste figée derrière mon bureau, comme si le moindre mouvement de ma part révèlerait mon éphémère secret. Je me sentirais complètement nue et honteuse.

16h30. Les parents se précipitent à la porte encore close. Mon rôle est de l’ouvrir et de rythmer la sortie des enfants. Qu’est-ce que j’ai été bête d’accepter de fichu défi ! Il faut assumer maintenant. Lorsque j’ouvre la porte, l’air frais de l’extérieur se faufile entre mes jambes et je sens un léger souffle me parcourir les lèvres habituellement couvertes. Ma robe suit le mouvement de ce souffle et je me sens dévoilée.

Je sens les regards sur moi. Je sais que je plais à certains des papas. Je ne prête aucune attention aux mamans, et je peux paraitre de mauvaise humeur. Un père me demande comment ça s’est passé avec sa fille aujourd’hui, et j’ai l’impression qu’il connait mon secret du jour. Je rougis, je tente de lui répondre sans avoir l’air idiote, j’en perds mes mots. Il esquisse un sourire. Il doit penser qu’il me plait alors que pas du tout.

Je discute toujours avec ce papa, et je décide d’assumer complètement. Ça a pour effet de me convaincre que je suis séduisante, voire même irrésistible. Je suis focalisée sur les sensations de mon entre jambe. Un string n’a jamais été un frein à la pénétration, pour autant, je ne suis jamais imaginé faire l’amour en classe, ou devant d’autres personnes. L’absence de sous vêtements me fait croire que l’acte serait possible d’une seconde à l’autre. L’exhibition est un fantasme tout à fait inconnu pour moi, et cette expérience semble me rapprocher de cette pratique. L’homme en face de moi ne m’intéresse pas le moins du monde, mais je crois que la situation m’excite.

16h40. Je suis seule dans ma classe pour la première fois depuis 16h20. Je me sens légère. Je pourrais me « rhabiller », mais tant qu’on y est, autant profiter des sensations nouvelles. Librement je me penche pour ramasser des objets çà et là. Je m’accroupie rapidement, ce qui fait gonfler ma robe, et dévoile mes fesses. Je monte sur mon petit escabeau pour atteindre une étagère haute, me tenant sur une jambe. Quiconque se trouverait dans la pièce pourrait découvrir mon intimité en m’observant. Je suis seule et j’ai tout loisir de me dévoiler. J’ai l’impression d’être nue, ça me plait. Mes sens sont en éveil, je me sens connectée à mon corps.

16h55. Ma classe est parfaitement rangée, et j’enfile mon string. A ce moment-là, je me dis que j’étais mieux sans.

J’ai quitté l’école, je m’installe dans la voiture, et je rédige mon dernier SMS de la journée pour Pierre :

« Défi relevé »

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