Au retour de cette journée de travail, somme toute banale mais pimentée par ce défi, j’éprouve comme une envie irrépressible de contact charnel avec Sébastien. Et il le comprend très vite lorsqu’il croise mon regard pétillant. Je lui prends la main et l’emmène dans la salle de bain. Les enfants sont occupés dans leurs chambres.
Pendant que Sébastien se précipite pour enlever son pantalon et son t-shirt, moi je n’ai qu’à enlever une fois de plus ce string et de dandiner des fesses en remontant légèrement ma robe, offrant à mon mari un spectacle qu’il aimerait voir plus souvent. Je n’ai qu’une envie c’est qu’il me prenne. Il me demande si je suis chaude, et il n’a pour réponse que ma position tout à fait explicite. Je suis dos à lui, je me mets sur la pointe des pieds, et je me cambre autant que je peux, tant est si bien que je sens mes lèvres s’écarter légèrement, d’elles-mêmes.

Sébastien passe la main sur mon dos en descendant vers mes fesses, puis il plonge entre mes jambes et trouve mes lèvres. Je ne suis pas très humide naturellement, mais il ne faut que quelques va et vient de ses doigts pour que je sois prête. Je ressens comme une fièvre entre mes jambes et dans mon bas ventre.
Je suis devant le miroir et je vois Sébastien qui me regarde. Il baisse le regard et je comprends qu’il s’apprête à me pénétrer. Sa queue durcie s’enfonce petit à petit, les allers-retours sont de plus en plus fluides. Les fois où nous n’utilisons pas de lubrifiant sont rares, et aujourd’hui j’aime ce petit tiraillement entre mes lèvres. Ça y est, j’entends son pubis claquer sur mes fesses, et il relève le regard pour capturer le mien. Il dégrafe mon soutien-gorge, en maintenant la cadence. Il baisse le décolleté de ma robe pour sortir mes seins. Il les empoigne.
Sa main gauche sur ma hanche, et sa main droite sur ma nuque, il accélère le rythme, et je respire la bouche grande ouverte. Très rapidement j’atteins l’orgasme, en même temps que Sébastien. Il reste en moi pendant un moment, le temps que nous reprenions notre souffle. Je sens encore quelques spasmes de son orgasme. Avant de se retirer, il m’annonce qu’il veut que je réalise des défis plus souvent. Nous en rions, et nous nous rhabillons.
Notre soirée de parents se déroule comme d’habitude, sauf que cette fois nos regards sont plus complices. Nous n’avons pas encore discuté des détails de mes émotions et de mes sensations entre 16h20 et 16h55, mais j’ai l’impression qu’il comprend déjà ce que j’ai vécu.
Une fois les enfants couchés, nous pouvons enfin nous livrer. Sébastien boit mes paroles, me demande des précisions, et je me fais un plaisir de tout lui dire. On parle d’exhibition, et c’est un cliché qui se brise encore. Je comprends l’intérêt de la pratique et du ressenti que l’on éprouve. Il ne s’agit pas tant d’être vue que de risquer d’être démasquée. Du moins c’est ce que j’en pense à ce moment-là.
Désormais, exhibition ne veut plus dire pour moi : Homme mûr nu sous son impair beige terrorisant les femmes dans une forêt, ou situations vulgaires dans lesquelles des dames grossièrement maquillées s’accroupissent dans les supermarchés en relevant leur jupe. Mon dieu, quelle horreur !
Désormais, quand je ne mettrai pas de culotte, que je serai la seule à le savoir, alors je prendrai un risque très plaisant, avec une seule éventuelle conséquence : être aperçue et non observée.
Avec tout ça, j’en ai oublié Pierre ! Je vais devoir lui raconter la réalisation de mon défi.
Ce n’est donc que le lendemain que je reprends contact. Il est toujours persuadé que je risque le divorce s’il me contacte hors des heures de travail, et que Sébastien tombe sur nos conversations. Je pense surtout que c’est lui qui craint de se faire prendre la main dans le sac par sa copine. Moi je suis sereine, haha!
A la réception de mon message, Pierre est très impatient de connaitre la suite. Je lui raconte tout et lui explique que c’était plaisant. Fier de lui, et d’être l’instigateur de ce jeu, il m’affirme qu’il a d’autres choses en tête, si je suis partante bien sûr. Je lui confirme que des défis dans ce gout-là, ça me va !
Avec Sébastien, nous nous posons la question de l’avenir avec Pierre. Vais-je aller plus loin ? en ai-je envie ? Sébastien en a-t-il envie ?
Une chose est sure, c’est que je veux que ça aille plus loin, mais je ne sais pas jusqu’où exactement. Je n’ai pas envie de coucher avec lui, je ne veux pas de rapports sexuels, je ne veux pas l’embrasser non plus. En revanche je sais que je veux continuer à discuter avec lui, je veux échanger des regards aussi, je veux cette phase de séduction.
Au sujet des discussions justement, j’aime beaucoup quand on parle de sexe ou qu’on se taquine. Le coté qui commence à m’ennuyer, c’est quand on parle de nos vies. Je n’ai pas envie d’être une confidente. Je tente donc de canaliser nos échanges sur ce que je veux. Sébastien et moi-même n’en avons que faire de ses histoires quand elles ne servent pas notre « jeu ».
Dans les jours qui suivent, le champ lexical de nos conversations évolue. Je me laisse un peu plus aller, et je commence à employer des mots me concernant que je n’ai jamais employé. Je peux lui confier que je me sens « salope » lorsque je baise avec Sébastien, ou encore que je me suis senti libre et « chaudasse » pendant le défi. En me remémorant l’épisode de la salle de bain que je te raconte plus haut, le mot « vilaine » et « chienne » me viennent en tête. Ces mots font référence à ce lâcher prise, cet interdit bravé que je découvre. Et je dévoile tout ça peu à peu à Pierre.
Mon mari vit tout ça très bien. C’est très progressif, pour lui comme pour moi. Chaque jour nous faisons un petit pas de plus, vers nous ne savons quoi.
L’échéance attendue, ou redoutée, je ne sais pas vraiment, arrive. Pierre va débuter son intervention dans mon école. Je sais que ça sera déterminant pour la suite de notre « relation ». Peut-être qu’il va me saouler, que je ne serai pas à l’aise. Peut-être qu’en réalité, il n’est pas comme je crois le connaitre par message.
Toujours est il qu’en attendant ces « retrouvailles », Pierre est aux anges. Et il en arrive à me proposer un nouveau défi. Ma mission, si je l’accepte, sera de renouveler le premier défi, mais en sa présence. Je marque un temps d’arrêt avant de lui répondre. « En sa présence », c’est-à-dire ? je dois me déculotter devant lui ? Je lui pose la question et il me répond que c’est comme bon me semble, mais ça lui permettra de s’assurer que le défi est relevé. Je lui réponds :
« Si j’accepte de relever le défi, je n’accepterai pas d’enlever ma culotte devant toi »
Il me rassure rapidement :
« Je t’ai dit : c’est comme bon te semble »
Il me vient immédiatement une idée :
« Mais toi, tu dois le faire aussi, être sans sous-vêtement »
Sa réponse est nette :
« Moi, j’accepte le défi »
Sébastien me fait remarquer que nous passons une étape. Lui il est ouvert si moi je suis ouverte à ce jeu. Nous abordons beaucoup le sujet du consentement. Est-il OK ? suis-je OK ? J’ai l’impression de trop écrire au sujet de l’accord de Sébastien, mais c’est pour bien te faire comprendre que c’est vraiment LE sujet qui retombe toujours. Mon mari c’est lui, moi, je suis sa femme. Nous jouons à deux, et il est hors de question que lui ou moi soyons mal à l’aise.
Dans ma tête, je suis dans une dynamique particulière. J’aime à la folie mon mari, et je suis dans une démarche de découverte. Je n’ai qu’une vie, il est temps de se lâcher. Si ce jeu ne me plait pas, je l’arrête tout simplement, et nous en trouverons un autre. Mais avant de dire que ce jeu ne me plait pas, je dois me remettre en cause et combattre ce qui, chez moi, n’est devenu qu’un réflex : le refus. Tout ça, sans me forcer.
J’accepte ce nouveau défi. Il ne s’agit pas de grand-chose pour les plus expérimentées de mes lectrices, mais pour moi, aujourd’hui, c’est comme hésiter à monter dans un manège à sensation pour la première fois, ayant peur que ça ne me déplaise.
Pierre arrive à l’école demain.
Pour parcourir et te repérer dans mon histoire, tu peux consulter la Chronologie ❤️



