Jeune maman

La vie s’écoule paisiblement avec Sébastien. Nous trouvons notre équilibre. Nous sommes accaparés par nos métiers respectifs et les projets aboutissent les uns après les autres.

Sexuellement, nous ressemblons à des vieux. Je sais qu’il a des envies, mais il se contente de ce que nous faisons. Moi, je suis bien comme cela, je trouve même que tout est normal. Régulièrement, Sébastien tente de me pousser vers des choses nouvelles, plus osées, moins conventionnelles. Je ne suis pas réceptive, et je vois bien que ça l’épuise.

Je ne parviens pas à sortir de ce trio de position, missionnaire-levrette-andromaque. Je déteste toujours autant la fellation, et je suis très mal à l’aise dès qu’il tente de me guider avec un soupçon de fermeté.

Il est toujours sur sa même ligne de conduite : il ne cherche pas à m’imposer ses désirs, il cherche à les provoquer chez moi. En vain.

L’arrivé de notre premier enfant n’arrange rien ! Je n’ai pas cette libido débordante de certaines femmes enceintes, et j’ai beaucoup de mal à m’y remettre après l’accouchement. Nous passerons trois ou quatre mois sans rien faire du tout.

Avec du recul, je me rends compte qu’il est éteint à cette période de notre vie. Il ne s’habille plus très bien, son apparence compte de moins en moins pour lui. Pour moi, son apparence n’a jamais vraiment compté à cette époque.

Nous nous remémorons de vie avec nostalgie puisque nous avons eu de beaux enfants. Mais dans l’intimité, cette période est triste et froide. Je m’en rendrais compte plus tard.

Notre deuxième enfant arrive, et les choses ne s’arrangent pas pour autant. Nous voulions deux enfants et nous les avons. Nous ne pouvions pas rêver mieux, ce sont nos deux trésors.

A partir de notre deuxième enfant, je pense qu’inconsciemment, nous entrons dans une nouvelle étape de notre vie. Ils grandissent vite et je souhaite être la femme active et rayonnante, la mère élégante et radieuse des magazines. Je souhaite sortir du cliché des jeunes parents débordés et fatigués.

J’y parviens presque. Sébastien aussi. Peut être qu’il se dit que nous pourrions prendre du temps pour nous deux, mais ce n’est pas ma priorité. Au lit, c’est toujours la même rengaine. Jusqu’au jour où nous discutons sérieusement de notre vie sexuelle.

Je ne sais pas pourquoi, mais lors de cette discussion-là, je comprends ce que Sébastien essaye de me dire. Il me parle de complicité, d’absence d’interdit, de communication par le sexe. Pour la première fois de ma vie, je me dis que oui, il a raison. J’ai 30 ans passé et je peux définir les règles moi-même, avec mon mari.

Alors, chère lectrice et cher lecteur, ne t’emballe pas ! J’ai compris et j’approuve cette façon de penser, mais j’ai toujours ces blocages que j’interprète par un simple manque d’envie. Ma réaction est simple, oui Sébastien à raison, et oui je suis d’accord avec lui… Mais non je n’ai pas plus envie que ça. C’est comme si on me disait que je pouvais aller où je voulais. Je trouve ça libérateur, et génial, mais je n’ai pas envie d’aller ou que ce soit.

Néanmoins, je constate quelques évolutions. J’interdisais sans relâche aux mains baladeuses de Sébastien de s’approcher de mon entre fesses. Je ne l’interdis plus, et son coté explorateur le mènera tout droit vers ce petit trou interdit, sans toutefois y pénétrer de ses doigts. Ses caresses entre mes fesses, qui s’attardent sur mon anus me font un bien fou. Je ne comprends pas pourquoi, mais j’aime bien. Mieux, je parviens plus vite à l’orgasme.

Au fil des semaines, les mains robustes de Sébastien s’aventurent de plus en plus vers l’interdit que j’autorise désormais. Un jour, je lui suggère doucement dans l’oreille de faire pénétrer doucement un doigt. Et c’est trop bon. Quelle découverte. Sans que je ne comprenne pourquoi, j’adore quand il introduit un doigt dans ce petit trou, pendant que son membre me pénètre le vagin.

Les fois suivantes, c’est à dire les semaines suivantes, je veille à ce que je sois propre et libre pour retenter l’expérience. Et je confirme, c’est trop bon.

C’est venu comme ça. Le reste va-t-il suivre ? A ce moment là je n’en sais rien.

Je ferai bientôt deux rencontres qui vont beaucoup me travailler.

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